Auditeurs:
Meilleurs auditeurs :
play_arrow
Big Bang Radio – HQ+ 320 kbps (AAC+) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HD 1500 kbps (Qualité CD) Big Bang Radio Live
play_arrow
Podcast - La géométrie quantique

L’astrophysique européenne s’apprête à franchir une étape historique. Alors que la quête de mondes lointains s’intensifie, l’Agence spatiale européenne (ESA) finalise les préparatifs de sa troisième mission de classe moyenne (M3) du programme Cosmic Vision : PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars). Ce télescope spatial, véritable prouesse technologique, n’a qu’un seul but : trouver une deuxième TerreTerreTerre Terre. Notre résidence, unique par la présence d'eau liquide abondante et de vie. Elle possède une atmosphère riche en oxygène et un champ magnétique protecteur. Vitesse de Rotation : 1674.4 km/h (23.9 heures terrestres) Vitesse Orbitale Moyenne : 29.78 km/s Distance Moyenne du Soleil (UA) : 1.00 UA Température Moyenne : 15 °C Circonférence : 40 075 km Lunes principales : La Lune Composition Atmosphérique : 78 % d'azote (N2), 21 % d'oxygène (O2), 0,9 % d'argon (Ar), 0,04 % de dioxyde de carbone (CO2), et des traces d'autres gaz. orbitant autour d’une étoile semblable à notre Soleil.
Contrairement à ses prédécesseurs comme CoRoT ou Kepler, PLATO ne se contente pas de détecter des planètes. Sa mission est de caractériser avec une précision inégalée les systèmes planétaires. L’objectif est de comprendre si notre Système solaireSystème solaireNotre résidence dans l'universExplorez le Système solaire, notre système planétaire composé du Soleil, de huit planètes, de lunes, d'astéroïdes et de comètes. Découvrez sa formation, sa structure et sa place dans la galaxie, la Voie lactée. Il est le système planétaire auquel appartient la Terre. Il est composé d'une étoile, le Soleil, et de l'ensemble des objets célestes qui gravitent autour de lui. Cela inclut les huit planètes et leurs lunes, les planètes naines, ainsi que des milliards de petits corps comme les astéroïdes et les comètes.La structure de notre systèmeLe system solaire est bien plus complexe qu'une simple collection de planètes. Au centre se trouve le Soleil, qui représente plus de 99,8% de la masse totale du système. Autour de lui, on distingue plusieurs régions :Les planètes telluriques (rocheuses) : Mercure, Vénus, la Terre et Mars.La ceinture d'astéroïdes : une région située entre Mars et Jupiter, peuplée de millions de corps rocheux.Les géantes gazeuses : Jupiter et Saturne, principalement composées d'hydrogène et d'hélium.Les géantes de glace : Uranus et Neptune, contenant des composés plus volatils comme l'eau, l'ammoniac et le méthane. Au-delà de Neptune se trouvent la ceinture de Kuiper, un vaste anneau de corps glacés dont fait partie Pluton, et le lointain nuage de Oort, un immense réservoir sphérique de comètes.La formation du système solaireNotre système s'est formé il y a environ 4,6 milliards d'années à partir de l'effondrement gravitationnel d'une immense nébuleuse de gaz et de poussière. La majorité de la matière s'est accumulée au centre pour former le Soleil. Le reste s'est aplati en un disque protoplanétaire, au sein duquel des poussières se sont agglomérées pour former des corps de plus en plus gros : les planétésimaux, puis les protoplanètes, et enfin les planètes que nous connaissons aujourd'hui.Notre place dans la galaxieLe Système solaire n'est pas isolé dans le vide. Il fait partie de la Voie lactée, notre galaxie, une immense cité de plusieurs centaines de milliards d'étoiles. Nous sommes situés dans un de ses bras spiraux, le bras d'Orion, à environ 27 000 années-lumière du centre galactique. Nous tournons autour de ce centre à une vitesse de 828 000 km/h, accomplissant une révolution complète en environ 230 millions d'années.Pour aller plus loin :System Solaire, le grand voyage ici même sur bigbangradio.liveLe site de The Planetary Society, riche en informations et actualités.Un planétarium en ligne comme Stellarium Web pour explorer le ciel.Une représentation graphique plate du Système solaire, montrant le Soleil à gauche, suivi des orbites des 8 planètes dans l'ordre. Crédit image : sous licence de Google est une exception ou une norme dans la Voie lactée. En ciblant des étoiles brillantes et proches, PLATO permettra un suivi par des observatoires au sol pour mesurer la masse des planètes détectées.
Le projet est piloté par l’ESA, mais repose sur un consortium immense (le PLATO Mission Consortium).
Pays impliqués : Plus de 23 pays participent, dont la France, l’Allemagne (qui assure la direction scientifique via le DLR), l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Suisse et la Belgique.
Partenaires industriels : La construction du satellite a été confiée à un groupement mené par OHB System AG, avec la participation de Thales Alenia Space et Beyond Gravity.
Rôle de la France : Le CNESCNESCNES Acronyme du "Centre National d'Études Spatiales". C'est l'agence spatiale française, fondée en 1961 sous l'impulsion du Général de Gaulle. Elle est chargée d'élaborer et de mettre en œuvre la politique spatiale de la France au sein de l'Europe. Le CNES est un acteur majeur du secteur spatial mondial, agissant sur cinq grands domaines : L'accès à l'espace : Il est le concepteur historique des lanceurs européens Ariane et est responsable du Centre Spatial Guyanais à Kourou, le port spatial de l'Europe. Les sciences : Il participe à des missions d'exploration de l'Univers (comme pour les missions sur Mars avec les instruments SuperCam sur Perseverance et ChemCam sur Curiosity) et d'étude de notre système solaire. L'observation de la Terre : Il développe des satellites pour surveiller le climat, les océans et la biosphère (comme la mission SWOT, en partenariat avec la NASA). C'est un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique. Les télécommunications et la navigation : Il contribue au développement de satellites de télécommunication et de systèmes de géolocalisation. La Défense : Il met en œuvre la composante spatiale de la défense française (satellites d'écoute, d'imagerie militaire, etc.). En résumé, le CNES est l'équivalent français de la NASA, jouant un rôle central tant pour la souveraineté nationale que comme pilier de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). Il est présent sur tout le cycle de vie d'un projet spatial, de la conception des lanceurs et des satellites jusqu'à leur mise en service. et plusieurs laboratoires du CNRS (comme le LESIALESIALESIA Acronyme de "Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique". C'est l'un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires de recherche en astrophysique de France. Un Pôle d'Excellence à Paris Meudon Le LESIA est un département de l'Observatoire de Paris, et il est situé principalement sur le campus de Meudon. Comme le LPC2E, il s'agit d'une Unité Mixte de Recherche (UMR) dépendant de plusieurs institutions majeures : l'Observatoire de Paris, le CNRS, Sorbonne Université et l'Université Paris Cité. La vocation première du LESIA est de concevoir et de construire des instruments scientifiques de pointe pour des missions spatiales et Terrestres. C'est un acteur incontournable dans de très nombreuses missions spatiales, notamment celles de l'ESA et de la NASA. Le LESIA est profondément impliqué dans : Solar Orbiter : Il est le principal responsable de l'instrument RPW (Radio and Plasma Waves), qui mesure les ondes électriques et magnétiques du vent solaire. Parker Solar Probe : Il a contribué à l'instrument FIELDS, qui mesure les champs électriques et magnétiques. BepiColombo et JUICE : Le laboratoire est également un acteur majeur dans ces missions d'exploration planétaire. Télescope Spatial James Webb (JWST) : Le LESIA a joué un rôle clé dans le développement de l'instrument MIRI, l'un des quatre instruments scientifiques du télescope. En résumé, si le LPC2E à Orléans est un expert en physique et chimie de l'espace, le LESIA à Meudon est un maître d'œuvre de l'instrumentation astrophysique, créant les "yeux" et les "oreilles" qui équipent les sondes et les télescopes les plus avancés au monde. de l’Observatoire de Paris) sont en première ligne pour la conception des instruments et le traitement des données.
Le coût de la mission pour l’ESA est plafonné à environ 450 millions d’euros (budget de la phase de développement et de lancement). À cela s’ajoutent les contributions directes des États membres via leurs agences nationales pour la fourniture des instruments scientifiques, portant l’investissement total bien au-delà de cette somme initiale.
La particularité de PLATO réside dans sa conception optique unique. Au lieu d’un seul grand miroir, le satellite transporte 26 caméras indépendantes.
24 caméras normales (N-CAM) : Travaillant avec une cadence de 25 secondes pour observer les étoiles de magnitude supérieure à 8.
2 caméras rapides (F-CAM) : Travaillant à une cadence de 2,5 secondes pour les étoiles très brillantes (magnitude 4 à 8).
Chaque caméra est équipée de quatre détecteurs CCD de 20 mégapixels chacun, totalisant une surface de détection record. Cette configuration permet de surveiller un champ de vision extrêmement large, couvrant 2 250 degrés carrés sur le ciel.
Après avoir passé avec succès ses tests de vibration et acoustiques en janvier 2026 au centre ESTEC aux Pays-Bas, le calendrier est désormais consolidé :
Date de lancement prévue : Décembre 2026 (ou au plus tard en janvier 2027).
Lanceur : Une fusée Ariane 62 depuis le port spatial de Kourou.
Destination : Le point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre.
L’objectif immédiat est la détection de milliers d’exoplanètes par la méthode des transits (la baisse de luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant). Parallèlement, PLATO pratiquera l’astérosismologie : l’étude des oscillations stellaires pour déterminer avec une précision de 1% le rayon de l’étoile, et de 10% son âge.
Le but ultime est d’identifier des planètes rocheuses (taille terrestre) situées dans la zone habitable d’étoiles de type G (comme le Soleil). PLATO fournira un catalogue de cibles prioritaires pour les futurs télescopes (comme le James Webb Space Telescope ou l’ ELT au sol) qui pourront alors analyser l’atmosphère de ces mondes à la recherche de signatures biologiques (biosignatures).
Sources :