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Podcast - La géométrie quantique Big Bang Radio - Podcast
today18/01/2026
Souvent qualifiés de « mini-cerveaux » par la presse grand public, les organoïdes cérébraux représentent une avancée majeure en biotechnologie. Ce sont des structures tridimensionnelles de tissu nerveux, cultivées in vitro, qui reproduisent l’architecture et certaines fonctionnalités d’un cerveau humain en développement.
Le processus de création repose sur la technologie des cellules souches pluripotentes induites (iPSC). Concrètement, les chercheurs prélèvent des cellules adultes (souvent de la peau), les reprogramment pour qu’elles retournent à un stade embryonnaire, puis les guident chimiquement pour qu’elles se différencient en neurones.
Ce qui surprend la communauté scientifique, c’est la capacité d’auto-organisation de ces cellules. Placés dans un bioréacteur nutritif, ces amas cellulaires ne forment pas une simple couche plate (comme dans une boîte de Pétri classique), mais s’agencent en structures complexes avec des couches corticales distinctes, imitant le développement fœtal humain.
L’intérêt est colossal pour la médecine. Les modèles animaux (souris) échouent souvent à reproduire la complexité des pathologies humaines. Les organoïdes permettent donc de :
Modéliser des maladies : Observer le développement de l’autisme, de la schizophrénie ou les effets du virus Zika sur les neurones humains.
Tester des médicaments : Faire du « criblage » pharmacologique directement sur du tissu humain avant les essais cliniques, accélérant la recherche sur Alzheimer ou Parkinson.
Toutefois, ces modèles ont des limites. Ils ne possèdent pas de système immunitaire ni de vascularisation (ce qui limite leur taille, le cœur de l’organoïde finissant par nécroser faute d’oxygène). Enfin, bien qu’ils présentent une activité électrique, ils ne possèdent ni conscience ni capacité de ressentir la douleur, bien que ces questions éthiques soient surveillées de très près par la communauté scientifique.
Écrit par: Protected_User_544e7ec5