Le terme « Biotech », contraction de biotechnologie, désigne l’application de la science et de la technologie aux organismes vivants, ainsi qu’à leurs composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants à des fins de production de connaissances, de biens ou de services. En d’autres termes, c’est l’utilisation du vivant comme « usine » ou comme outil technologique.
Bien que le mot soit moderne, la pratique est millénaire. La fermentation pour produire du pain, du vin ou du fromage est une forme ancestrale de biotechnologie. Cependant, la révolution contemporaine date de la découverte de la structure de l’ADN et du développement du génie génétique dans les années 1970.
On classe souvent les biotechnologies par un code couleur :
Biotech rouge (Santé) : C’est le domaine le plus médiatisé. Il inclut la production de vaccins, d’antibiotiques, de thérapies géniques et l’utilisation de cellules souches pour régénérer des tissus.
Biotech verte (Agroalimentaire) : Elle concerne les plantes génétiquement modifiées (OGM) pour résister aux parasites ou à la sécheresse, ainsi que l’amélioration des processus agricoles.
Biotech blanche (Industrie) : Elle vise à remplacer les procédés chimiques polluants par des enzymes biologiques pour produire des biocarburants, des plastiques biodégradables ou des textiles.
Aujourd’hui, les « Biotech » sont au cœur de convergences fascinantes, notamment avec l’intelligence artificielle et les nanotechnologies. Des outils comme CRISPR-Cas9 (les ciseaux moléculaires) permettent de « réécrire » le code génétique avec une précision inouïe, ouvrant la voie à l’éradication de maladies héréditaires mais soulevant également d’importantes questions éthiques que la science moderne se doit d’aborder.