Dans l’industrie aérospatiale, un lanceur est une fusée spécifique dont la mission unique est de placer une charge utile (satellite, sonde, vaisseau habité) sur une orbite donnée ou sur une trajectoire de libération (vers l’espace lointain). C’est le « camion de livraison » de l’accès à l’espace.
La caractéristique fondamentale d’un lanceur est sa capacité à atteindre la vitesse de satellisation (environ 7,9 km/s pour l’orbite basse terrestre) ou la vitesse de libération (11,2 km/s pour quitter l’attraction terrestre). Pour y parvenir, la quasi-totalité des lanceurs utilise le principe du multi-étage.
Pourquoi plusieurs étages ? Transporter le carburant nécessaire pour atteindre l’orbite demande une masse énorme. Une fois qu’une partie du carburant est consommée, le réservoir vide et les moteurs associés deviennent un « poids mort ». En larguant ces étages inférieurs au fur et à mesure de l’ascension, le lanceur s’allège, permettant aux étages supérieurs d’accélérer plus efficacement la charge utile restante.
Le marché des lanceurs est aujourd’hui en pleine mutation. Historiquement dominé par des agences nationales (NASA, ESA avec Ariane, Roscosmos), il s’est ouvert au secteur privé (« New Space »). L’innovation majeure récente est la réutilisabilité (incarnée par les lanceurs Falcon de SpaceX), où le premier étage revient se poser pour être réutilisé, cassant ainsi les coûts d’accès à l’espace par rapport aux lanceurs « consommables » traditionnels.