Une exoplanète (ou planète extrasolaire) est une planète qui orbite autour d’une étoile autre que notre Soleil. Jusqu’au début des années 1990, leur existence n’était qu’une hypothèse statistique probable mais non prouvée. La découverte historique de 51 Pegasi b en 1995 par les astronomes suisses Mayor et Queloz a ouvert l’une des pages les plus fécondes de l’astronomie contemporaine.
Aujourd’hui, nous avons confirmé l’existence de plusieurs milliers d’exoplanètes, révélant une diversité stupéfiante qui a bouleversé nos modèles de formation planétaire. On trouve des « Jupiters chauds » (des géantes gazeuses qui frôlent leur étoile), des « Super-Terres » (des planètes rocheuses plus massives que la nôtre) ou des « Mini-Neptunes », types de planètes qui n’existent pas dans notre propre Système Solaire.
Détecter une exoplanète est un défi majeur car elles sont extrêmement pâles et noyées dans l’éclat aveuglant de leur étoile hôte. Les astronomes utilisent principalement deux méthodes indirectes :
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La méthode des vitesses radiales : On observe l’étoile bouger très légèrement (osciller) sous l’effet gravitationnel de la planète qui tourne autour.
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La méthode du transit : On mesure la baisse infime de luminosité de l’étoile lorsque la planète passe devant elle (comme une mini-éclipse).
Le Graal de l’exoplanétologie actuelle est la recherche de « Terres jumelles » : des planètes rocheuses situées dans la zone habitable de leur étoile, c’est-à-dire à une distance permettant l’existence d’eau liquide à la surface, condition sine qua non à la vie telle que nous la connaissons. Les futurs télescopes spatiaux chercheront des « biosignatures » (oxygène, méthane) dans leurs atmosphères.