Artemis 2 : un voyage historique autour de la Lune

Arrière-plan

Artemis 2 : un voyage historique autour de la Lune

Un décollage spectaculaire depuis la Floride et la puissance du lanceur spatial

Le mercredi 1er avril 2026, à très exactement 22h35 en temps universel coordonné, l’agence spatiale américaine a franchi une étape monumentale dans son programme d’exploration spatiale. Depuis le légendaire complexe de lancement 39B du Kennedy Space Center en Floride, le titanesque lanceur SLS (Space Launch System) s’est arraché du sol. Les quatre moteurs RS-25 de l’étage principal, épaulés par deux immenses propulseurs à poudre, ont généré une poussée colossale, illuminant la nuit floridienne sous les regards ébahis d’une masse de spectateurs venus assister à cet événement historique.

La capsule Orion, fixée au sommet de cette merveille d’ingénierie, a été propulsée avec une précision chirurgicale. Ce vol marque la première fois en un peu plus de 53 ans que des êtres humains quittent l’orbite terrestre basse pour se diriger vers notre satellite naturel. Quelques minutes après le décollage, les propulseurs d’appoint et l’étage principal se sont séparés comme prévu, laissant le module de service européen (European Service Module), fourni par l’Agence spatiale européenne, prendre le relais pour fournir l’énergie et la propulsion nécessaires à la suite du périple.

artemis ii : un voyage historique autour de la lune
Crédit Image : Nasa

Le parcours de la capsule Orion et une trajectoire millimétrée

Une fois inséré sur une orbite terrestre basse temporaire, l’équipage a procédé à une série de vérifications méticuleuses pour s’assurer du bon fonctionnement des systèmes vitaux, de la communication et du contrôle manuel du vaisseau. Une fois ces tests validés, le moteur de l’étage supérieur a exécuté l’injection trans-lunaire. Cette poussée décisive a extrait Orion de l’attraction terrestre immédiate pour l’envoyer filer à des dizaines de milliers de kilomètres par heure dans le vide spatial.

Artemis II n’est pas conçu pour un alunissage direct. La mission utilise une trajectoire dite de retour libre. Le vaisseau effectue un grand demi-tour en forme de U à plus de 10 000 kilomètres au-delà de la Lune. L’attraction gravitationnelle de notre satellite agit alors comme une fronde pour renvoyer la capsule vers la TerreTerreTerre Terre. Notre résidence, unique par la présence d'eau liquide abondante et de vie. Elle possède une atmosphère riche en oxygène et un champ magnétique protecteur. Vitesse de Rotation : 1674.4 km/h (23.9 heures terrestres) Vitesse Orbitale Moyenne : 29.78 km/s Distance Moyenne du Soleil (UA) : 1.00 UA Température Moyenne : 15 °C Circonférence : 40 075 km Lunes principales : La Lune Composition Atmosphérique : 78 % d'azote (N2​), 21 % d'oxygène (O2​), 0,9 % d'argon (Ar), 0,04 % de dioxyde de carbone (CO2​), et des traces d'autres gaz. sans avoir besoin d’allumer les moteurs principaux. Lors de cette vaste boucle cosmique, l’équipage a établi un nouveau record : s’aventurer à plus de 406 700 kilomètres de notre planète bleue, pulvérisant le précédent record de distance réalisé par la mission de sauvetage Apollo 13.

L’observation inédite de la face cachée de la Lune

Le point d’orgue de cette odyssée est l’approche et le survol de la face cachée de la Lune, une région mystérieuse et lourdement cratérisée. Lors de ce passage critique, la masse rocheuse de la Lune a bloqué tous les signaux radio, coupant temporairement l’équipage des communications avec le centre de contrôle de Houston. Livrés à eux-mêmes dans le silence absolu de l’espace, les astronautes ont profité de cet instant pour observer un paysage extraterrestre exceptionnel.

L’espace disponible près des hublots de la cabine Orion étant relativement restreint, les membres de l’équipage se sont relayés par paires. Chaque binôme a bénéficié de fenêtres d’observation privilégiées allant de 55 à 85 minutes, pendant que l’autre duo s’occupait des tâches logistiques ou des exercices physiques. À cette distance, la Lune leur apparaissait de la taille d’un ballon de basket tenu à bout de bras. Outre l’émerveillement purement humain, ils ont supervisé la collecte de données par les quinze caméras montées sur l’extérieur de la capsule et pris d’innombrables clichés à l’aide de leurs dix-sept appareils photo portatifs.

Un équipage représentatif d’une nouvelle ère spatiale

Cette aventure est portée par quatre vétérans de l’espace, dont la diversité reflète l’évolution de la société depuis l’époque du programme Apollo. Le commandant américain Reid Wiseman et le pilote Victor Glover guident ce vol habité. Victor Glover devient ainsi la première personne de couleur à participer à une mission lunaire. À leurs côtés, la spécialiste de mission Christina Koch, détentrice du record du plus long vol spatial continu par une femme, c’est la toute première à voyager vers la Lune.

Enfin, l’astronaute canadien Jeremy Hansen complète cette équipe de choc, illustrant le fort partenariat international du programme. Il est le tout premier non-Américain à quitter l’orbite terrestre. Symboliquement, ces explorateurs ne voyagent pas seuls : ils emportent avec eux des supports de données numériques contenant les noms de plus de 5,6 millions de passionnés à travers le monde, enregistrés lors de la vaste campagne publique Send Your Name to the Moon.

Les prochaines étapes cruciales avant le retour sur Terre

Désormais engagée sur le chemin du retour, la capsule Orion se prépare à la phase la plus critique de la mission, prévue aux alentours du 11 avril 2026 : la rentrée atmosphérique. Le vaisseau spatial percutera l’atmosphère terrestre à la vitesse vertigineuse d’environ 40 000 kilomètres par heure, soit près de 11 kilomètres par seconde.

La manœuvre inclura une rentrée par ricochet, une technique où la capsule rebondit brièvement sur les couches supérieures de l’atmosphère terrestre. Cela permet de dissiper l’énergie cinétique et de mieux cibler la zone d’atterrissage finale, tout en réduisant considérablement les forces gravitationnelles subies par les astronautes. Le tout nouveau bouclier thermique d’Orion devra supporter des températures infernales avoisinant les 2 760 degrés Celsius. Après avoir survécu à ce brasier monumental, une série de parachutes géants se déploieront pour freiner drastiquement la chute. La mission s’achèvera par un amerrissage sécurisé dans l’océan Pacifique, au large des côtes de San Diego, clôturant un vol d’une dizaine de jours qui ouvrira officiellement la voie aux futurs alunissages de la mission Artemis III.

Sources

© 2025 Big Bang Radio. All rights reserved. Made with ♥ by Eldoradio.