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Podcast - La géométrie quantique Big Bang Radio - Podcast

C’est arrivé hier soir. Tandis que l’Europe dormait, la Floride s’illuminait. Ce 17 janvier 2026 marque un tournant historique : la fusée SLS, surmontée de la capsule Orion, trône désormais fièrement sur le pas de tir 39B du Centre Spatial Kennedy. Après des mois d’attente, de tests et de sueurs froides, la mission Artemis 2 n’est plus une promesse lointaine. Elle est là, prête à cracher ses flammes pour renvoyer des humains vers notre satellite, plus de 50 ans après la fin du programme Apollo.
Si la nostalgie des années 70 plane inévitablement sur le programme Artemis, l’objectif n’est pas de refaire un simple « planté de drapeau ». Né des cendres du programme Constellation et officialisé il y a plus d’une décennie, Artemis vise l’installation durable.
Là où Apollo était une course de sprint politique, Artemis est un marathon technologique. La première étape, Artemis 1, avait validé le lanceur et la capsule à vide fin 2022. Mais transformer l’essai avec un équipage à bord s’est révélé plus complexe que prévu. Le but ultime ? Utiliser la Lune comme un tremplin pour tester les technologies nécessaires à franchir la véritable frontière suivante : Mars.
Nous sommes le dimanche 18 janvier 2026, et l’ambiance à Cap Canaveral est électrique. Le « rollout » (le transfert du bâtiment d’assemblage vers le pas de tir) s’est achevé hier, le 17 janvier. Le monstre de 98 mètres de haut a parcouru les 6,5 kilomètres de piste à la vitesse fulgurante de… 1 km/h!
Pourquoi a-t-on attendu si longtemps ? Initialement prévue pour 2024, puis 2025, la mission a glissé jusqu’en ce début 2026. La raison est double et non négociable : la sécurité.
Le bouclier thermique : Lors du retour d’Artemis 1, le bouclier d’Orion a subi une érosion inattendue (« charring »). La NASA a dû mener une enquête approfondie pour garantir qu’il ne se désagrègerait pas avec quatre vies à bord.
L’électronique de survie : Des composants des systèmes de survie ont montré des faiblesses lors des tests de qualification, obligeant à des remplacements fastidieux au cœur de la capsule.
Aujourd’hui, ces obstacles sont derrière nous. Les équipes préparent désormais la Wet Dress Rehearsal prévue pour la fin du mois. Si tout se passe sans accroc, la fenêtre de tir s’ouvrira dès le 6 février 2026.
Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le canadien Jeremy Hansen ont un plan de vol chargé pour cette mission de 10 jours. Ils ne se poseront pas (ce sera pour Artemis 3), mais ils vont essorer le vaisseau.
Pilotage manuel : Une fois en orbite terrestre haute, l’équipage prendra les commandes manuelles d’Orion pour tester sa maniabilité. Ils simuleront des manœuvres de rendez-vous (Proximity Operations) en utilisant l’étage supérieur de la fusée comme cible. C’est une première : vérifier qu’un humain peut piloter cet ordinateur volant en cas de panne des automatismes.
Test des systèmes vitaux : Ils vont pousser le système ECLSS ( Environmental Control and Life Support System) dans ses retranchements. Est-ce que le CO2 est bien filtré ? Est-ce que les toilettes spatiales (un sujet toujours critique !) fonctionnent en gravité lunaire ?
Communications laser : Ils testeront le système O2O (Orion 2 Optical Communications), permettant de transmettre des données en ultra-haut débit vers la Terre. On attend de la vidéo 4K en direct de la Lune!
La boucle lunaire : Le vaisseau effectuera une trajectoire de « retour libre ». Ils passeront derrière la Lune, s’éloignant plus de la Terre qu’aucun humain avant eux, avant d’utiliser la gravité lunaire pour revenir naturellement vers nous.
Sources :
Le Blog Artemis : C’est ici que sont publiées les confirmations techniques minute par minute (comme le succès du « Rollout » ou les dates de tests).
La page de la mission Artemis II : Pour les vues d’ensemble et les profils d’équipage.
Page de la mission (en français) : Très complète, elle détaille le rôle spécifique de Jeremy Hansen et la contribution canadienne.