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 Sang artificiel : le Japon lance officiellement les essais

Arrière-plan

 Sang artificiel : le Japon lance officiellement les essais

Ce matin du 27 janvier 2026, marque un tournant décisif dans l’histoire de la médecine transfusionnelle. Alors que le monde scientifique observe avec attention, une équipe japonaise de l’Université Médicale de Nara a officiellement enregistré et lancé la phase Ib de ses essais cliniques pour un substitut sanguin révolutionnaire : les vésicules d’hémoglobine (NMU-HbV).

Cette annonce n’est pas une simple note de bas de page dans une revue scientifique ; elle concrétise des décennies de recherche visant à créer le « Saint Graal » de l’hématologie : un sang universel, conservable à température ambiante et compatible avec n’importe quel groupe sanguin.

Une technologie qui change la couleur de la vie

Contrairement aux tentatives passées, souvent soldées par des échecs cuisants aux États-Unis ou en Europe, à cause d’effets secondaires cardiovasculaires, la technologie japonaise repose sur une approche de bio-ingénierie extrêmement fine. Le produit, baptisé NMU-HbV, n’est pas simplement de l’hémoglobine libre injectée dans les veines.

Les scientifiques extraient l’hémoglobine de poches de sang humain périmées (recyclant ainsi une ressource précieuse) et l’encapsulent dans des liposomes, des membranes artificielles de lipides. Le résultat est une « cellule » artificielle d’environ 250 nanomètres, bien plus petite qu’un globule rouge naturel. Cette taille réduite lui permet de se faufiler dans des vaisseaux sanguins obstrués, là où un globule rouge classique ne passerait pas, offrant un espoir immense pour le traitement des AVC ou des ischémies.

Détail fascinant pour les lecteurs/auditeurs de Big Bang Radio : ce sang n’est pas rouge vif, mais tire sur le violet foncé (pourpre) lorsqu’il est désoxygéné, en raison de la concentration pure d’hémoglobine et de la structure lipidique.

Le protocole de l’essai du 27 janvier 2026

L’annonce de ce matin concerne un essai de phase Ib rigoureux, conçu pour évaluer la pharmacocinétique et la sécurité du produit sur des volontaires sains. Selon le protocole enregistré aujourd’hui (ID : jRCT2051240249), l’étude va enrôler 16 adultes japonais en bonne santé.

L’essai se déroulera selon une méthode d’escalade de dose :

  • Cohortes 1 et 2 : administration de 100 mL.

  • Cohorte 3 : administration de 200 mL.

  • Cohorte 4 : administration de 400 mL.

L’objectif est de surveiller l’apparition de tout effet indésirable dans les 14 jours suivant l’injection. Cette prudence est justifiée par l’histoire tumultueuse des substituts sanguins (HBOCs), mais les données précliniques et la phase Ia (menée en 2025) ont montré une tolérance exceptionnelle de cette formulation spécifique.

Pourquoi le Japon mène la course face aux USA et à l’Europe

Si l’on croise les données disponibles, le leadership du Japon s’explique par une urgence démographique que l’Occident commence à peine à ressentir. Avec une population vieillissante ultra-rapide et un taux de natalité en chute libre, le Japon manquera cruellement de donneurs de sang d’ici 2027-2030. L’innovation n’est pas un luxe, c’est une question de survie nationale.

Aux États-Unis, la FDA a bien accordé des désignations de « thérapie innovante » à certains produits à base d’hémoglobine en 2024, mais le marché reste fragmenté et prudent après les échecs des années 2000 (comme le PolyHeme). Les Américains se concentrent beaucoup sur des solutions de conservation ou des plaquettes artificielles, mais le Japon est le seul à pousser un substitut complet de globules rouges aussi loin dans le pipeline clinique pour une utilisation civile de masse.

En Europe, la recherche est active mais dispersée. Les régulations strictes de l’EMA (Agence Européenne des Médicaments) et une organisation différente du don du sang rendent les investissements privés plus frileux sur ce créneau spécifique des HBOCs (Hemoglobin-Based Oxygen Carriers).

Une logistique réinventée pour les zones de crise

L’argument massue de ce sang violet est sa logistique. Le sang naturel se conserve 42 jours au réfrigérateur. Le NMU-HbV, lui, peut être stocké :

  1. Deux ans à température ambiante.

  2. Cinq ans s’il est réfrigéré.

Imaginez l’impact pour les zones de guerre, les catastrophes naturelles ou l’exploration spatiale (un sujet cher à Big Bang Radio). Plus besoin de chaîne du froid complexe ni de tests de compatibilité ABO/Rhésus en urgence vitale : on prend la poche, on injecte.

l'architecture du sang artificiel
Crédit Image : Gemini
Sources :

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