Auditeurs:
Meilleurs auditeurs :
play_arrow
Big Bang Radio – HLS Adaptatif 64<192 Kbps (AAC) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HD 1500 kbps (Qualité CD) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HQ 192 kbps (MP3) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – Qualité HQ+ (AAC 192 kbps) Big Bang Radio - Live
play_arrow
Big Bang Radio – Qualité SD (AAC/128 kbps) Big Bang Radio Live
play_arrow
Podcast - La géométrie quantique Big Bang Radio - Podcast

L’actualité de ce mardi est dominée par l’effervescence du CES à Las Vegas qui ouvre officiellement ses portes, mais aussi par un agenda astronomique chargé avec la réunion annuelle de l’AAS (American Astronomical Society) qui bat son plein à Phoenix.
Jupiter en majesté et transit de Ganymède. Alors que la planète géante approche de son opposition (prévue le 10 janvier), elle offre ce soir un spectacle de choix aux observateurs équipés de télescopes. Jupiter, qui trône actuellement dans la constellation des Gémeaux, sera le théâtre d’un transit de l’ombre de son satellite Ganymède. Le phénomène est attendu aux alentours de 20h30 EST (fin de nuit pour l’Europe), où l’ombre projetée de la plus grande lune du système solaire (Ganymède) défilera sur les nuages joviens. Cette configuration précède de peu l’alignement parfait Terre-Soleil-Jupiter, rendant la planète visible toute la nuit avec un éclat maximal (magnitude -2.7).
Vénus : le baiser brûlant du soleil. Ce 6 janvier marque également la conjonction solaire inférieure de Vénus. La « toile de fond » céleste nous prive temporairement de « l’Étoile » du Berger, qui passe quasi exactement entre la Terre et le Soleil. Elle est pour l’instant invisible, noyée dans l’éclat solaire, avant de réapparaître glorieusement dans le ciel du matin d’ici quelques semaines. C’est un point de bascule orbital critique surveillé par les sondes solaires comme Parker Solar Probe.
La communauté lunaire se réunit au LEAG. Sur le plan institutionnel, le Lunar Exploration Analysis Group (LEAG) ouvre sa session annuelle ce matin dans le Maryland. Dans un contexte où la mission Artemis II est désormais calée pour avril 2026, cette réunion est cruciale. Les scientifiques et ingénieurs vont y débattre des sites d’atterrissage précis pour Artemis III (2027-2028) et des protocoles de prélèvement d’échantillons au pôle Sud lunaire. L’enjeu est de maximiser le retour des courtes excursions extra véhiculaires prévues.
L’ESA précise ses ambitions avec Sophie Adenot Au lendemain de sa conférence de presse depuis Cologne, l’astronaute française Sophie Adenot est au cœur des conversations. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) confirme son rôle central dans les opérations de la Station Spatiale Internationale pour 2026, mais laisse planer le doute sur une éventuelle assignation « surprise » à une mission lunaire future. L’ESA martèle sa volonté d’autonomie stratégique, un thème qui sera repris lors du Space Congress plus tard ce mois-ci.
Une « caméra » pour filmer l’intrication sans la détruire !? C’est la percée fondamentale du jour : une étude publiée ce matin dans Physical Review Letters par une équipe australo américaine démontre une nouvelle méthode de « mesure faible » . Jusqu’à présent, observer un système quantique provoquait inévitablement l’effondrement de sa fonction d’onde (le fameux chat de Schrödinger qui meurt ou vit dès qu’on ouvre la boîte). Les chercheurs ont réussi à extraire des informations partielles sur l’état d’intrication d’ions piégés sans briser la superposition. Cette technique pourrait permettre, à terme, de « déboguer » les ordinateurs quantiques en temps réel pendant leurs calculs, une avancée gigantesque pour la correction d’erreurs.
L’ère des « agents autonomes » est déclarée. Si 2025 était l’année des chatbots, 2026 sera celle des « agents IA ». Les keynotes d’ouverture du CES ce matin ont toutes convergé vers ce terme. Il ne s’agit plus de demander à une IA de rédiger un texte, mais de lui confier une mission complexe qu’elle exécute de bout en bout en naviguant seule sur le web. Cette autonomie accrue soulève immédiatement des questions de sécurité et de responsabilité juridique qui seront débattues tout au long du salon.
La robotique domestique franchit un cap. Toujours au CES, la fusion entre les LLM (Large Language Models) et la robotique physique donne naissance à une nouvelle génération d’assistants. Fini les robots aspirateurs aveugles ; les modèles présentés ce jour comprennent le langage naturel et le contexte spatial. Ils peuvent identifier un objet « qui traîne » et décider de son rangement logique sans programmation préalable. Une avancée majeure pour l’assistance aux personnes âgées et le maintien à domicile.
La santé mentale numérisée. En marge des gadgets, le volet « Digital Health » du CES met l’accent sur la neuro-technologie préventive. Des bandeaux de sommeil de nouvelle génération, présentés aujourd’hui, ne se contentent plus de tracker les cycles : ils utilisent des stimulations acoustiques en temps réel pour approfondir les ondes delta et renforcer le « nettoyage » glymphatique du cerveau. Une approche prometteuse pour lutter contre les maladies neurodégénératives à un stade précoce.
Sources
Commentaires d’articles (0)