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Lovable : la startup de Suède qui réinvente le code Protected_User_28e30b15
Si vous pensiez que l’année 2026 commencerait doucement dans le domaine du vibe coding, détrompez-vous. La Suède vient de nous rappeler qu’elle reste une terre de géants du numérique. Oubliez Spotify un instant ; le nouveau nom qui fait trembler la Silicon Valley s’appelle Lovable. Cette startup, née des cendres fertiles de l’open source, vient de boucler une levée de fonds spectaculaire, propulsant sa valorisation à des sommets inédits pour une entreprise aussi jeune. Mais au-delà des milliards, c’est sa promesse qui fascine : la fin de la barrière technique entre une idée et sa réalisation.

L’histoire de Lovable est celle d’une accélération exponentielle. Tout commence véritablement avec GPT-engineer, un projet open source lancé par Anton Osika qui avait enflammé GitHub en 2023. L’idée était simple : laisser l’IA générer une base de code complète. Devant l’engouement mondial, Osika et son co-fondateur Fabian Hedin ont transformé l’essai en créant Lovable.
Les chiffres donnent le vertige. En ce début d’année 2026, la startup vient d’officialiser une levée de fonds d’environ 330 millions de dollars, menée par des poids lourds comme CapitalG (Google) et Menlo Ventures. Cette opération porte la valorisation de l’entreprise à 6,6 milliards de dollars. Sa valeur a triplé en seulement six mois ! Une telle traction indique une chose : le marché ne voit pas Lovable comme un simple outil, mais comme le futur standard du développement logiciel.
Lovable ne se contente pas de « compléter » votre code comme le ferait un assistant classique. Elle a popularisé le terme de « Vibe Coding ». Concrètement, cela signifie que l’utilisateur décrit son idée en langage naturel (le « vibe » ou l’intention) et l’IA se charge de l’architecture, du frontend, du backend et de la base de données.
Contrairement aux chatbots qui livrent des fragments de code à copier-coller, Lovable construit des applications « Full Stack » fonctionnelles. Elle intègre nativement des technologies robustes comme Supabase pour la gestion des données. L’interface permet de visualiser le résultat en temps réel et, point crucial, de modifier l’application simplement en conversant avec elle. Si le bouton est trop petit ou la base de données mal structurée, il suffit de le dire. C’est le chaînon manquant entre le No-Code (souvent limité) et le développement traditionnel (trop complexe).
La compétition est féroce. Lovable joue des coudes avec des rivaux américains très sérieux comme v0 (de Vercel) ou Bolt.new.
v0 excelle dans la génération d’interfaces utilisateur (UI) très propres, mais reste souvent cantonné à la « façade » de l’application.
Bolt.new permet de coder dans le navigateur, mais s’adresse davantage à des profils techniques voulant accélérer leur flux.
Lovable se distingue par sa capacité à s’adresser aux fondateurs non techniques tout en produisant un code suffisamment propre pour être repris par des développeurs. C’est cette « zone hybride » qui séduit : les entrepreneurs peuvent lancer un MVP (Produit Minimum Viable) en une matinée, et les développeurs seniors l’utilisent pour éliminer les tâches répétitives.
L’ascension de Lovable soulève des questions profondes sur l’avenir du métier de développeur. Sommes-nous en train de passer du rôle de « maçon du code » à celui d’architecte de systèmes ? Anton Osika défend une vision où le logiciel n’est plus un obstacle, mais une commodité fluide.
Avec près de 8 millions d’utilisateurs revendiqués et une adoption croissante par des entreprises du Fortune 500, la startup suédoise prouve que l’IA générative n’est pas une bulle, mais un levier de productivité industrielle. Pour les lecteurs et auditeurs de Big Bang Radio, passionnés d’innovation, le message est clair : la seule limite n’est plus la compétence technique, mais l’imagination.
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