Auditeurs:
Meilleurs auditeurs :
play_arrow
Big Bang Radio – HLS 64<192 Kbps (AAC Adaptatif) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HD 1500 kbps (Qualité CD) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HQ 192 kbps (MP3) Big Bang Radio Live
play_arrow
Big Bang Radio – HQ 192 kbps (AAC) Big Bang Radio - Live
play_arrow
Big Bang Radio – SD 128 kbps (AAC) Big Bang Radio Live
play_arrow
Podcast - La géométrie quantique Big Bang Radio - Podcast
L’univers a-t-il eu un commencement ? La question, aussi vieille que la pensée humaine, trouve des échos vertigineux dans les théories les plus pointues de la cosmologie. Dans une intervention captivante, l’astrophysicien Aurélien Barrau nous invite à un voyage aux origines de notre monde, là où le temps lui-même devient une énigme. Accrochez-vous, Le Big Bang n’est peut-être pas le commencement.
Pour la physique du XXe siècle, l’affaire semblait entendue. La théorie de la relativité générale d’Einstein, qui décrit la gravité comme une courbure de l’espace-temps, nous raconte une histoire simple : notre univers est en expansion. Si l’on rembobine le film, tout se contracte jusqu’à un point de départ infiniment dense et chaud : la fameuse singularité initiale, le Big Bang.
Dans ce scénario, le Big Bang n’est pas une explosion dans l’espace, c’est l’émergence de l’espace et du temps. Poser la question qu’y avait-il avant ? devient alors aussi absurde que de demander ce qui se trouve au nord du Pôle Nord. Le temps commence là. Fin de la discussion ? Pas si vite. Pour Aurélien Barrau, cette réponse, bien qu’élégante, est frustrante et probablement incomplète.
Le problème, c’est que la relativité générale est une théorie du grand (étoiles, galaxies), mais elle capitule face à l’infiniment petit. Or, l’univers primordial était un royaume où les lois quantiques devaient régner en maître. Pour décrire cet état, il faut un Graal théorique : une théorie de la gravitation quantique, capable de marier Einstein et le monde des particules.
C’est là que des idées spectaculaires, mais mathématiquement sérieuses, émergent. Aurélien Barrau nous présente l’une des plus prometteuses : la gravitation quantique à boucles. L’idée folle ? L’espace-temps ne serait pas un tissu lisse, mais une sorte de cotte de mailles cosmique, tissée à partir de quanta d’espace indivisibles.
Que se passe-t-il si l’on applique cette idée à notre univers en contraction ? La granularité de l’espace agirait comme un bouclier ultime. Arrivé à une densité extrême, l’univers ne s’effondrerait pas sur lui-même. Au lieu de cela, il rebondirait.
Ce scénario, baptisé le Big Bounce (Grand Rebond), change tout. Notre Big Bang ne serait plus un commencement absolu, mais simplement la transition entre une phase de contraction (un univers d’avant) et notre phase d’expansion actuelle. L’univers pourrait être éternel, oscillant dans un cycle sans fin de rebonds cosmiques. Une idée qui, comme le souligne Barrau, est métaphysiquement plus cohérente.
Loin d’être de la pure science-fiction, les physiciens cherchent aujourd’hui des signatures de ce rebond dans les plus anciennes lumières de l’univers. Le mystère de nos origines reste entier, mais la quête n’a jamais été aussi passionnante.
Commentaires d’articles (0)